Donc les caricatures ne servent pas qu'à railler par gros traits dilatés les défauts les plus saillants d'une génération/catégorie sociale/grégaires imbéciles. Ainsi voilà certains superbes d'imbécilités se noyer en clichés, de beaux nourris de flashs, des blancs larges qui fument opaques, de la poudre de magnésium qui flambe. C'est la C qui tourbillone, le sable interdit. De la "beuh", du teush qu'on inhale. Et vas-y que sur nos plages blanches et noires, sur nos songes, on se voit rois, on tourne, et tourne. Et tu passes le joint, c'est ton aiguille, ton temps, ta trotteuse immobile. Tu es immobile. Et je m'attarde ici pourtant, je m'attarde toujours devant les attardés, c'est fait d'échos lexicaux. De sourdes rimes. C'est que j'ai pitié, je vois ta vie chancelante de certitudes. Mais tu as dix-sept ans, alors tu n'es pas sérieuse. D'Amsterdam Brel a ramené l'une des plus belles chansons françaises (que la version de Bowie met encore davantage en relief), toi tu n'as fait que traîner ta petite débauche prévisible, ton petit joint minuscule et ta vie satisfaite et étriquée. Je suis triste de parler comme un vieux con à une petite imbécile sans profondeur.
Je te chasse de ma mémoire.