Adultère.

25 avril 2009

Fiasco

Quand je suis sorti vers dix heures, j'ai menti avec remords. Le type était sympa, étriqué dans sa bienséance il avait oublié le non dans un vieux dico. Dans la gorge, des nœuds, de l'étroitesse. J'ai fait passer un demi pain au chocolat dans un conduit crevé. Du jus de pamplemousse aussi amer que le voyage. Je suis sorti et je n'ai pas payé. J'ai franchi la porte sur un mensonge. Je me suis dit. Il fallait bien que quelqu'un se fasse baiser en franchissant ce seuil. Je n'y peux rien si le viol est une horreur que je ne peux pas supporter, même en verbe. C'est ce qui m'a rétréci l'estomac pendant deux jours, d'avoir dit viol, d'avoir lancé des menaces pour la vérité. Parce que je n'y croyais pas moi, parce qu'il faut fouiller dans les têtes avec des ongles bien longs et vicieux. D'ailleurs elle a laissé poussé les siens. Elle se perd. La pauvre.

Je parlais sans conviction. J'avais de l'automatisme dans l'éloquence, du théâtral figé. Je draguais au fond de ma mémoire les jolies tournures passéistes, les petites manipulations entre amis. Je suis malade. J'ai un cancer qui me bouffe toute envie. Contre un corps nu et peureux j'ai pas bandé de la nuit, je l'ai eu flasque, cet alcool. Incapable de me tendre. De baiser avec autre chose que du lexique, je pouvais pas, ça m'enrageait moi cette impuissance. Ce corps froid depuis vingt et un ans. Toutes les platitudes qu'on a échangé et son immense lâcheté, ses tremblements de mesquine. C'est une ratée. Elle ne peut rien contre ça, une ratée, c'est à dire une trajectoire molle et prévisible. Une flèche sans dard qui meurt au pied d'un arbre. Un gigantesque, évidemment. Une flèche qui s'abrite dans l'ombre. Je plains son monde d'abîmés, sa verve abattue. De son front, sublime, perlait des gouttes d'abandon, ça en faisait une source pure d'abdication, de lâchetés. C'était à croire qu'on voyait Sedan sur son crâne, et même Pétain et Laval. Ça pactisait là haut avec les plus puissants, les plus forts, ceux qui ont du contrôle sur les choses et qui disent le bon et surtout le beau. Oh, sec, sèche cette nuit là. J'ai goûté de la moquette pour le plaisir de sentir de la rigidité. Celle qui fuyait mon bas-ventre. Je n'avais qu'à grimper le lit, toucher son âme toute raide, prête à être embaumée. Il faut de la senteur, de la parfaite effluve quand on s'aventure dans le grand monde. A l'entrée on laisse ses entrailles, son identité et son intelligence. A l'entrée, le physionomiste vous suce toute la différence, toute l'originalité.

J'ai eu un train à 13h17. J'imaginais que la police me poursuivait. Je l'ai vue arrêter un type, le menotte. Pauvre gars. J'étais dans un endroit réservé, un truc de semi-puissants où tu rentres avec une carte contrôlée par une folle. Quand il est sorti j'imaginais qu'il appelait la police. Qu'elle arrivait pour me chercher. J'avais l'ouïe frénétique, je captais chaque pas, j'entendais la machine à café distribuer gratuitement ses gobelets. J'imaginais partout, comme le cliquetis des chaînes d'un fantôme, le métal des menottes heurter la ceinture du con policier qui me les passerait.

Personne n'est venu. Le train est arrivé à son terminus sans fracas. Juste l'odeur de mon voisin.

Il y a de l'abandon dans tous les individus qui se lâchent le coeur sans élastique, qui s'imaginent cardiaques indomptables. Ce ne sont pas des anthropologues ces gens là mais bien des porcs au milieu des gorilles. Je crois que personne n'a jamais compris Rhinocéros. Personne. Ce n'est pas la dénonciation du totalitarisme mais du conformisme. Du même rampant agréable, des gentilles commodités, des artistes cooptés et consanguins. La peau rèche et l'amer. La dissolution. La foule cet abandon de soi-même.

Posté par boudi à 12:50 - Commentaires [4] - Permalien [#]


Viol

Je me suis dit que je n'allais pas payer en sortant. Je me suis dit qu'il fallait bien que quelqu'un se soit fait baiser.

Posté par boudi à 06:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 avril 2009

Libre

Ici. La moralité d'immoral, le gouffre, Mr précipice s'en va. Il n'a plus de sens, aveugle et glacial. Mr va promener son cul sur les décombres de son amour. Va pleurer un coup au bar des habitudes. Droit dans le néant. J'ai l'integrité en hymne. Vociféré. Comment comprendre que l'adultère caustique est une construction, un sans tangible. D'anévrismes rompus. Je suis libre.
Alors pourquoi me senté-je si mal ?

Posté par boudi à 15:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

06 avril 2009

Les ensorcelés.

L'insomnie ça vous colore les sens. Ca met du vacarme là où y a que silence. Du délicat et du puissant. Pas un cornet râlant de vieillard croupissant. De l'orgue agacée. Dix mille tubes à symphonie, des érectiles, droits, fûts à ivresse, vin berceuse. Des matrices à génie. Bartock qui pisse des notes. Mille millions de tuyaux qui vous survolent les veines, s'enfoncent. Ca vous colore la vue l'insomnie, ça barbouille de turquoise la mer noire de l'Univers. L'océan profond, ses fosses, comme autant d'intimités invisibles, toutes couvertes d'eaux. Ca renverse des peaux peinturés. De la colère ignorée, effluve confuse qui vous viole d'artistes symphonies. Les Walkyries qui montent faire la guerre dans ma tête. Cherchent Wagner dans les sillons, des petites tranchées mentales pour sabots intenses. Prince des nuées. Il vit sur la foudre en attendant qu'on vienne le prendre, Wagner. Après sa musique toute froide de mathématiques, de cris endormis, il a couché sur Thor, il a voulu goûter la Scandinavie enfermée. Les guerres en conquête. Les putains en chaleur. Grimper des fjords tremblants, des monts, des vaux. La Scandinavie éternelle, insomniaque. Celle qui l'été veille sur monde, vigie au soleil de minuit. Chapelet de lumière, aurore jamais digérée, à peine déglutie. C'est déprimant Paris l'été. Ciel bleu dégagé, ronronnant. Les pôles c'est de la poésie, de la littérature boréale. Du noir au blanc. Du dichromatique barbiturique. La littérature en quadricolore. Un jour de six mois qui se lèvent pour hibener. Ouais. C'est là bas qu'il est coincé Wagner avec la musique fatiguée d'avoir veillé sur les tranchées du monde.

Posté par boudi à 18:59 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Vertige

L'écriture m'excite. Mon aphrodisiaque. Mon extase. Ma masturbation. Je crois que. Ouais. C'est ma langue, mon verbe que je branle au lieu de mon sexe délaissé. C'est comme si j'éculais de la littérature. Et attends. Pas de l'uniforme blanche visqueuse. De la polychrome, absurde de teintes et de variations, d'effluves et de saveurs. En phase primaire. Amorcée. La littérature maladie qui fait vomir des arc-en-ciel, des arches assassines, de "je" sournois. Trois mille six cent couleurs. C'est moi le bleu de Klein et les autres ciels qu'on a pas pu découvrir, là bas, de l'autre côté de la lumière, parce que que je n'ai pas encore pu les vomir. Tellement de glaire, de bave, de gerbe,et une seule bouche étroite pour tout dire. C'est ça la frustration, d'éjaculer par des conduits creusés pour des vers. Tu vois, ils se trompaient les antiques, les Gatien, les médecins. C'est pas noire la bile, c'est primitif, bleu jaune rouge, et même violet desfois. Ca laisse des traces merveilleuses sur le corps la littérature. Des poèmes en prose qui se lisent en braille. Si tu passes ta langue dessus, tu sauras toi aussi les histoires formidables et les hideurs insoupçonnées, tu pourras ouvrir des portes condamnées, et découvrir des coffres cachés par Picasso pour nous en éloigner. Il faudrait des photographes à délire, des qui capteraient les minutes, l'heure, qui tourne incessante, studieuse. Comme des chronomètres. Des pour prendre le pouls de la fièvre plutôt que des néons obstinés de lumière quelconque. On peut rien contre l'habitude même la colère ça suffit pas à la disperser, ou pas longtemps. L'habitude c'est un fracas, et le génie un silence. On est trop bavards pour être géniaux. T'es ma muse. Ca vaut ce que ça vaut. Y a pas pire, là. Parce que je pense à t'écrire ça me gicle des doigts. L'orgasme littéraire on t'apprend pas à le retenir. Tu sais pas où il se verrouille le perinet du verbe. En un mot. T'es l'invisible main onaniste, l'accoucheuse de mon verbe sinueux. Avec toi je prends des chemins en terre meuble. Des fragiles qui font des estuaires de boue. Pose toujours ta main délicate, libre d'alliance trahie, sur ma langue impatiente. Tu vois. Je crois que j'ai l'écrit érotique. Que de membre long, rigide, effilé, je ne suis doté que d'un stylo malingre. Faut le faire baguette. Pas magique, mais à musique. Faire sortir du fracas de l'habitude un silence qui pense. Des murmures hantés, des fantômes décapités, des légendes effrayantes. De la musique !  Merci d'exister. Tu es dans mon mental. Tu chuchotes à mon intuition. Merci M. d'être. M...use. Belle. Délicieuse. Discrète. Colère. Talent. Merci. Quand. Je. Ponctue. Je. Crois. Que. Je. Commets. Un. Meurtre. Un. Génocide. Comme. Un. Spermicide. J'avorte. Embryon au cachot. Tu me fais suer de mots. J'en ruisselle d'écrits frustrés, de bouche écartelée, de langue tendue, cracheuse asséchée. Une longue prise de courant, et de risques, qui ondule dans mon corps. J'veux pas lâcher les doigts de dans l'électrique stimulation. Périr d'écrire. Oxymoron de momies giratoires, ferrés d'habitude. Crever de vivre. Ecrire. Pour de vrai. Dans mon identité pas compromise. Mon petit talent bien égoïstement caché. Ca bourdonne. Ca ne doit pas se taire l'écoulement, le bruit. Que je doive en crever de déshydratation à vomir les mots, que ça me laisse muet de déverser ma folie. Il y a tout. Un concentré. Furieux. Courroucé. Un peu qui peut tout dire, il a déjà tué l'interdit, cette habitude des hémicycles. Pauvre demi-jouisseurs législateurs. "Je", c'est la plénitude. J'ai déjà dit. Magellan. Voilà. Des cycles entiers, des menstruels saignants, des solaires brûlants, des cycles, des saisons quatre par quatre déréglées. "Je". Comme une flèche lancée à pleine vitesse. Cette fois c'est l'arc qu'est bandé. Trop tard. Ne dîtes rien. Elle est déjà partie la flèche. Je peux tout écrire, elle arrivera. Tout crier. J'ai l'univers qui craque entre mes doigts. Je le sens fébrile. Je peux dire. Ta bouche. Tes seins. Ton ventre. Je peux les habiller d'ombre et de soie livide. D'obstinés fantasmes, d'asservissants désirs, de maquerelles certitudes. Je paye tout ça en larmes de chiens, en encre noire, bien dense comme la nuit qui nourrit le crime. Tu m'épuises à deux heures. J'ai un port qui pousse dans la tête. Des grecs colonisants. L'accent aussi fort que le poisson qui pourrit dans la cale. C'est Marseille et des souvenirs, des cris, des mouettes, des plages microbes. Bientôt ce sera Amsterdam pour la chanson, les petites vertus, les étendues, Amsterdam on dirait que rien ne peut s'y finir, que les trains meurent dans la mer. Bientôt. L'Ouest qui fera une histoire sur des menhirs, pour dire les bardes et les druides, les serpes et les remèdes poisons. Singapour et ses cargaisons bridées de normes internationales. Je peux dormir sur la mer. Boire l'océan. M'allonger sur ton corps. Ses embranchements. Jambes qui divisent le torse en affluant de beauté. Delta doux et calme, irrigue mes pulsions. Deux jambes pendues, légères comme la marée qui remonte, tressaillent. C'est de l'obsessionnelle écriture. Je guette derrière le réverbère éteint -il y a rêve dans réverbère- ta sortie. J'attends que le jour taise ses tempêtes d'habitués. J'attends, de te faire peur avec la nuit vivifiant le sordide, abreuvant les créatures de cauchemar. Faire peur. C'est comme un viol qui répond au désir qui claque. Ca salira les ballerines que tu ne portes pas. Tu ne danses pas dans la vie. T'y voles, toi. Des mots d'horreur. Dépossession. Je me fais femme. C'est sucer l'âme dans les mots terribles. Sans contrôle. Je suis drogué à quelque chose ça me fait des petits meurtres confidentiels dans les reins. D'ulcères timides qui se révèlent malins. Faut toujours se méfier des timides. C'est les pires. Ils osent pas, alors ils réunissent en fantasmes toutes les bassesses de l'imagination. Si un jour le courage vient -aidé par la fin du monde, ça vous assassine un timide. Planté, tu pourras pas dire que je t'avais pas prévenu. Les timides ça espère, ça fait que ça. C'est bien pratique pour éviter de mourir. Parce qu'ils écoutent les dictons populaires. On se maintient à la surface avec nos lâchetés, nos concessions. Les yeux baissés, mais le nez à flot. Faut juste pas cesser. Disparaître. Ca peut trop effrayer quand on attend pour vivre la bonne minute. Y a même plus de guerre pour s'inquiéter. Que du maintien de la paix, asphyxiée la paix qu'on s'occupe tellement à la maintenir. Ca frise l'acharnement thérapeutique. T'inquiète pas. Tout arrive. Une météorite ou les américains ou les chinois ou les russes ou ton père ou ta lame. Y a plus qu'une question de temps. Tu vois. Faut des photographes-chronomètres. Pour quand tu te seras évaporé sous la chimie d'une drogue ou d'une bombe. Le temps lui il s'en foutra de vous. Nous restera des voyages au centre de la terre. Et ça c'est secret. Les cadavres qu'on y déposera vous les connaissez pas. Des anonymes glorieux. Des déserteurs inconnus. On célèbre ses héros. Nous. Des fuyards. Ceux qui tenaient trop à la vie pour la laisser tomber. C'est bien facile de se résoudre quand on a pas de fièvre, c'est bien facile quand on accepte la nuit de l'Univers. Nous on a jamais su.

Posté par boudi à 18:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]


31 mars 2009

Wendy

C'était le vrai titre du précédent. Comme un jet lancé à la figure belgienne. Ouais. J'ai pas osé. J'ai mis des plumes et des poils, du sud et du vide à mon dernier texte. Pour de faux. Il tutoie la mer du nord, il est plat comme son ventre et son pays.
Wendy. Ca a toujours été furieux entre nous. Ca le sera encore. Des mesquineries. Parfois. Des autres lassantes. Elle étrange. Toute pleine de noir dans son bleu. Un masque de charbon pour recouvrir visage de poupée. De cris. De sang. C'est une petite fille Wendy, elle a des dents pas droites pour lutter dans l'enfance et de la beauté partout sur le nez. Ca lui a fait une bosse dessus les railleries, qu'elle traîne. C'est à cause de son nez qu'elle s'est toujours sentie Quasimodo. Elle pourra s'habiller de bruits, mettre des enceintes sur ses seins ce sera toujours ma délicate Wendy. Ma subtile épygée.
Ouais un jour, on se retrouvera, la face toute aveuglée pour bien se voir. On aura les yeux crevés de s'être trop manqué. D'avoir loupé la vie. Quand le soleil y passe, que la difraction se fait, on sent bien la chaleur oublié, on sent bien qu'on a vu une nuit éternelle. Pas romantique, tiède et fatiguée. Noire. La nuit du Christ et de Céline, de Nietzsche et de Saint-Jean.
Hein Wendy nous athés, hatés, on vit à Jérusalem. Et on s'attend.

Posté par boudi à 16:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 mars 2009

Elodie

T'es une merveilleuse tu sais ça. On peut pas être sûr de tant de sublime. Forcément on doute. On interroge de oules et même de superstitieuses voyantes. On veut être certain que c'est possible autant d'exquis. Qu'elle a su se concentrer la pulpe de l'ombre. On doute. Les comme moi ils veuelnt pas y croire. Ils en viennent à sboter des merveilles. J'ai jamais pu espérer la beauté. Je me suis méfié du plaisir. Mais y a des moments, aussi méfiant, aussi fiévreusement inquiet tu peux pas t'empêcher. Ca craque sous ton épderme, partout, ça fait des ruptures qui grimpent sur ta peau et forcément tu cèdes. L'éblouissement ça nous attire. Petits moustiques. C'est un chemin bien plat, comme ton ventre. Tu vois j'ai la fuite dans le patrimoine génétique. Papa est pendu maman est en bas. Ca met des troubles un peu partout dans la raison. L'intelligence elle se conduit perfusée d'alcool, sédatée. Y a des choses on y peut rien. Des douleurs qui vous font fuir de l'Univers. Comment tu sors de l'infini ? Par le bas. Dans le trop grand on m'a appris qu'à courir plus loin. Et si on peut pas, on m'a dit de mourir épuisé.

Posté par boudi à 17:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 mars 2009

Vanessente, vanessa.

Donc les caricatures ne servent pas qu'à railler par gros traits dilatés les défauts les plus saillants d'une génération/catégorie sociale/grégaires imbéciles. Ainsi voilà certains superbes d'imbécilités se noyer en clichés, de beaux nourris de flashs, des blancs larges qui fument opaques, de la poudre de magnésium qui flambe. C'est la C qui tourbillone, le sable interdit. De la "beuh", du teush qu'on inhale. Et vas-y que sur nos plages blanches et noires, sur nos songes, on se voit rois, on tourne, et tourne. Et tu passes le joint, c'est ton aiguille, ton temps, ta trotteuse immobile. Tu es immobile. Et je m'attarde ici pourtant, je m'attarde toujours devant les attardés, c'est fait d'échos lexicaux. De sourdes rimes. C'est que j'ai pitié, je vois ta vie chancelante de certitudes. Mais tu as dix-sept ans, alors tu n'es pas sérieuse. D'Amsterdam Brel a ramené l'une des plus belles chansons françaises (que la version de Bowie met encore davantage en relief), toi tu n'as fait que traîner ta petite débauche prévisible, ton petit joint minuscule et ta vie satisfaite et étriquée. Je suis triste de parler comme un vieux con à une petite imbécile sans profondeur.
Je te chasse de ma mémoire.

Posté par boudi à 16:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 mars 2009

Siamois.

Ils étaient siamois. Siamois de sensibilité, de coeur, de passion, de goût. Ils avaient en commun autre chose que des organes, leur patrimoine n'était pas génétique, il était intellectuel. Des siamois qui au lieu d'être passé sous le scalpel stérilisé du chirurgien s'était laissé séparer par le temps. Le temps a mis du temps à réunir assez de chair sensible. Dix ans. Pile. Et encore elle était bien plus petite. Plus mince. En un mot femme.

Posté par boudi à 20:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 mars 2009

Expiatrice.

je suis un bâton d'encens. Saturé de parfum. Ivre saveur. Imperméable à la fièvre. je suis un bâton d'encens tendu, érectile, aux points ignifugées. Je rêve du souffre au bout de l'allumette qui viendra expulser mon odeur. Je rêve la lumière expiatrice de mon effluve d'ombre.

Posté par boudi à 01:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]